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  Témoignage EMI

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laurie
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MessageSujet: Témoignage EMI   Mer 27 Jan - 8:05

Gérard

Maître Gérard C., huissier de justice, membre de I.A.N.D.S., a été victime, en 1980, d'un accident de la circulation très grave sur l'autoroute de l'Ouest, près de Lisieux. Obligé de s'arrêter sur la bande d'arrêt d'urgence, il a été fauché par un véhicule et projeté à 40 mètres de là sur le talus. Relevé dans un état de coma profond, avec 11 fractures, il a été conduit à l'hôpital et est resté dans cet état de 17 à 24 H. Opéré pendant 18 heures, en état semi-comateux, il a connu de nouvelles périodes de coma, à la suite notamment d'un embolie pulmonaire.

Gérard C. raconte ainsi son expérience: " Au cours de cet état comateux, j'ai eu une vision de la mort que je peux décrire de la façon suivante : d'abord j'ai ressenti une décorporation, c'est à dire que j'ai vu mon corps inerte, je me voyais. J'ai essayé de le commander mais rien ne répondait. A partir de là tout un processus s'est mis en place. J'ai vu tout d'abord une espèce de trou noir, une espèce de tunnel dans lequel je m'engouffrais inexorablement sans que je puisse intervenir. Au bout de ce tunnel qui se prolongeait à n'en plus finir, j'apercevais un lumière très vive, très forte, aveuglante, avec l'envie irrésistible de la rejoindre. A ce moment là, j'ai eu l'impression d'être embarqué dans une espèce de "montagnes russes" où j'étais brinquebalé de tous côtés avec une musique dissonante et très désagréable. Je n'avais qu'un seul désir, celui d'en sortir le plus vite possible, parce que c'était véritablement un enfer. La musique s'est enfin arrêtée et je me suis senti happé de plus en plus par la lumière, par quelque chose de cosmique, de beau, de bleu ; je me suis retrouvé heureux d'être là, intégré à l'univers, au cosmos, j'étais bien. A ce moment j'ai fait un retour en arrière. J'ai vu défiler ma vie, avec ma famille, ma femme, mes enfants, tout mon environnement, tout ce à quoi j'étais fidèlement attaché, avec l'envie de m'y accrocher, de revenir à la vie terrestre. Cette sensation fait que je suis revenu à la vie, que je suis sorti de mon coma. Je me suis retrouvé avec toutes mes souffrances du moment, ma douleur. A la suite, j'ai travaillé sur ce qui s'était passé et je me suis intéressé à la vie après la mort. Toute cette recherche m'a permis de mieux comprendre et même de réfléchir sur d'autres sujets tels que l'euthanasie, la peine de mort. Mon expérience m'a beaucoup aidé. Elle m'a beaucoup servi à comprendre que le plus important dans la vie terrestre réside dans la communication et l'amour, que la seule façon de communiquer est l'acte d'amour. La mort terrestre n'est qu'une étape de la vie de notre âme, qui peut évoluer dans d'autres univers, sous d'autres cieux."

Gérard C. ajoute que son expérience a conforté sa croyance antérieure en l'existence d'une puissance supérieure, et lui a ôté la peur de la mort en lui donnant la certitude que la vie se prolonge ailleurs. Il exclut toute possibilité qu'on puisse interpréter son expérience comme un rêve, les sensations qu'il a ressenties étaient d'une autre dimension que celles que nous connaissons habituellement. Il se rappelle fort bien avoir été au-dessus de son corps, d'avoir tourné autour de la pièce où il se trouvait. L'acuité de ses perceptions était même, à certains moments d'une grande force notamment quand il allait vers la lumière, il avait l'impression d'être transformé en étoile filante, de partir à une vitesse vertigineuse. Il est persuadé aussi qu'à la sortie du tunnel il a eu le choix de revenir ou non sur terre. Le choix était difficile tellement il était bien...Mais quand il a vu défiler, devant lui, les êtres qui lui étaient le plus cher, il a pris conscience que ses responsabilités d'homme terrestre n'étaient pas terminées et a eu envie de revenir dans son environnement.

L'expérience de Gérard C. est très intéressante et demanderait à être investiguée de façon plus approfondie : elle comporte les éléments typiques d'une NDE, mais elle comprend aussi des aspects moins fréquents : Un épisode désagréable, le mot enfer est même prononcé : il serait fructueux de savoir ce qui a pu faire advenir et cesser cet épisode ; la lumière est décrite à un moment comme aveuglante. Ensuite, il conviendrait de s'attacher à bien définir les répercussions de l'expérience : Me C. mentionne bien la conviction en l'existence d'une survie, la perte de l'angoisse de la mort, la sérénité, la recherche de connaissances sur l'après-mort et la spiritualité, mais il ne parle pas de "réforme de vie" à proprement parler, et insiste sur un comportement qui serait "plus égoïste" qu'avant son expérience, contrairement à l'altruisme souvent énoncé. Peut-être sous cet adjectif pourrait-on retrouver une plus grande préoccupation pour les plaisirs de la vie "ici et maintenant". Ce qui correspondrait à la "meilleure appréciation de la vie" , répertoriée parmi les conséquences des NDE, c'est-à-dire, l'autorisation non culpabilisée que l'on se donne à soi-même de profiter des joies offertes.



Elisa

Elisa est une jeune femme de 36 ans, à la parole lente et mesurée, en pleine évolution personnelle. L'ayant rencontrée il y a environ deux années, je puis témoigner du chemin parcouru. J'ignorais à l'époque que sa démarche trouvait sa source dans une NDE, elle-même ne décelait peut-être pas encore comment s'était orientée sa recherche et n'avait toujours rien lu à ce sujet : une amie lui en avait parlé, mais elle a refusé longtemps (deux années) toute information livresque relative à son expérience. Elisa est notre première interviewée. Bien que son expérience ait été courte, son témoignage est très riche de précisions utiles à notre recherche. Son activité professionnelle l'a maintenue depuis quelques quinze ans dans des fonctions administratives informatisées à la Banque de France. Il est peu probable que cette stabilité se prolonge encore longtemps étant donné les répercussions induites par sa NDE, au niveau de sa sensibilité et de sa vision du monde.

Elisa a fait, le 21 avril 1985, une chute à bicyclette dont elle ne garde aucun souvenir. On lui a rapporté qu'elle avait dû tomber sur la tête et qu'elle avait fait un coma de trente six heures environ. Voici comment Elisa raconte son expérience : "J'ai été comme aspirée vers le haut et suis arrivée dans un endroit très lumineux, baigné de lumière. Il y avait des arbres de chaque côté et un chemin avec des petits cailloux très fins, blancs, presque transparents. Je me sentais très, très bien... C'était une harmonie pure... Il se dégageait de l'amour, mais un amour avec tout ce que cela comporte. compassion, ouverture, une espèce d'osmose. J'étais petite-fille, très sereine, très très dans la plénitude... quelque chose de très doux... C'était très beau. très très beau... Quand j'y repense, c'est même très émouvant, parce que c'est tellement... J'y serais bien restée, j'avoue que très longtemps j'ai eu envie d'y retourner... Mais ce n'est pas le choix que j'ai fait apparemment. Par contre, je sens vraiment que j'ai fait comme une accumulation de ce qu'il y avait là-dedans pour pouvoir le redistribuer... C'est comme une nourriture, c'est drôle, très drôle..."

Elisa a les yeux tournés dans le vague et des pleurs s'en échappent.

L'accumulation des "très, très", des points de suspension, des phrases interrompues qui débouchent sur une autre idée est tout à fait représentative de l'interview, beaucoup même ont été supprimés. Les mots, à coup sûr, étaient insuffisants, les concepts manquants et seule la juxtaposition discontinue d'images et de sensations semblait pouvoir restituer une expérience devenue parcellisée. Sur son expérience Elisa nous livre une série de détails précieux: elle a senti odeur et température et pourtant elle ne saurait dire si elle avait encore des sens, la densité du paysage n'était pas la même que dans notre environnement ordinaire, la petite-fille se déplaçait comme en apesanteur, cette petite-fille ce n'était pas elle, mais plutôt un symbole de pureté, le temps n'existait plus et si elle n'a rencontré personne, elle n'a jamais eu cependant l'impression d'être seule. Après sa NDE, Elisa a eu des troubles perceptuels: une sorte d'extra-perception des sons, des objets, des personnes. Les objets se détachaient, prenaient un relief inhabituel et semblaient venir au-devant d'elle, la moindre élévation de voix lui devenait insupportable, si les gens s'approchaient trop, elle fusionnait. Cela n'était pas compatible avec une vie "normale", Elle décida de refouler.

Elisa ne croyait pas en Dieu, en rien, refusait carrément ce qui était religieux. Mais il y a eu l'expérience de la lumière, c'est elle qui fait le lien, laissons-la parler: "c'est à ce moment-là que je me suis dit: il y a quelque chose. Pour moi cela relevait du divin, c'était évident, mais justement cela me perturbait beaucoup, je me disais: bon sang, ce n'est pas possible!". Depuis, Elisa a fait des recherches sur le sujet, elle a entamé une psychothérapie à orientation transpersonnelle et travaille avec des Soufis.

Maintenant, Elisa a le sentiment d'aimer beaucoup plus les autres. Cette lumière et cette force qui l'accompagnaient et qu'elle avait enfouies, elle cherche aujourd'hui à les retrouver pour en faire quelque chose : "maintenant je ne peux plus refuser de me servir de ça". Cette autre réalité entrevue, "la seule réalité", Elisa se dit qu'il lui faut "l'existentialiser", la faire devenir, ici, réalité.
Nous terminerons en vous livrant une répercussion aussi jolie qu'amusante : depuis son expérience, dans différentes occasions (pour rentrer dans une église, pour son initiation dans l'ordre soufi), Elisa sent dans son dos. de chaque côté de sa colonne vertébrale, deux mains qui la poussent gentiment, mais fermement.

Ces deux mains n'ont pas de pouvoir exécutif complet, puisque le jour de l'entrée à l'église elles n'ont pu décider Elisa à approcher la table de communion, mais elles sont très incitatrices. Et l'intéressée de commenter "II y en a qui appelleront ces deux mains, les mains de l'ange gardien, ou autrement, moi, je ne les appelle pas. je les sens(...) c'est très fort comme sensation, c'est une sensation physique, c'est très curieux; dans ces cas-là, je crois que je n'ai qu'à me laisser guider, bon, je résiste encore des fois, toujours l'éternel conflit entre le mental et le reste...!"


La suite pour d'autres témoignages sur le site IANDS-FRAN
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