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 Quelques témoignages

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laurie
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MessageSujet: Quelques témoignages   Jeu 9 Oct - 3:29

Johanna, mon amour
Le message de Jean-Jacques




Témoigner me permet d'une certaine façon, de montrer à ma petite fille disparue (si besoin était) combien je l'aime et combien le lien qui m'unit à elle est important et fort.

Parler d'elle sur votre site et que l'histoire de sa disparition circule sur le Net et soit lue par des personnes ayant vécu cette même expérience, participera certainement un tant soit peu (tout comme les autres témoignages de votre site, pour d'autres âmes) à son ''évolution'' et à unir et rendre plus forts et sereins ceux qui croient et savent que la mort n'est que physique, et non pas la fin d'une existence.

Témoigner sur votre site est également important pour moi car après être passé par une douleur indescriptible après son ''départ'', j'ai, comme beaucoup d'entre nous sans doute, eu besoin de comprendre, de parler, d'exprimer. Puis ensuite, j'ai eu envie de partager avec certains de mes proches, les émotions intenses que j'ai pu ressentir lorsque les premiers signes sont arrivés. Signes qui m'ont aidé à me reconstruire. Je n'ai eu droit alors qu'à des regards interloqués (parfois même méprisants) sur ce que devait être sans doute pour eux, l'état mental d'un père gagné par je ne sais quelle démence. Alors je n'ai plus parlé à personne de mon ''expérience''. Aussi, j'ai plaisir à partager aujourd'hui avec des personnes ouvertes parce que concernées.


Le témoignage ( Août 2005)

Ma fille Johanna est décédée à l'age de huit ans, le soir du 14 mars 1994 dans un accident de voiture sur une route de Guadeloupe (Antilles françaises). Etant divorcé, mon ex-épouse avait ce soir là, la garde des enfants. Me trouvant moi-même ce soir là au tennis club de ma commune afin d'y voir jouer un ami dans un match de tournoi, je fus pris d'une terrible angoisse aux alentours de 19h00. J'éprouvais le très fort besoin de me rendre immédiatement au domicile de mon ex-épouse afin de voir mes enfants. Mais une fois sur place, je trouvais la maison fermée. L'angoisse se faisait plus grande encore et je tournais en rond comme un lion en cage, ne pouvant rentrer chez moi sans les avoir vus. J'appris plus tard qu'ils avaient eu un accident à juste quelques centaines de mètres de là, à 19h00. Sa mère conduisait la voiture dans laquelle se trouvait également son frère. A l'entrée d'un virage, une voiture en situation de dépassement interdit donc dangereux déboucha face à eux. La maman de Johanna eu juste le temps de donner un coup de volant à droite pour éviter le face à face (qui se serait révélé bien plus dramatique). Mais la voiture fit plusieurs tonneaux sur le bas côté et ma fille fut éjectée de la voiture avant que sa tête ne frappe un pieu métallique planté dans un champs. Elle fut la seule victime. Le chauffard ne s'arrêta pas et fut retrouvé après appel à témoins. Cela n'empêchera pas cette personne jusqu'à aujourd'hui de circuler librement dans le département. Je n'évoquerai pas ici la suite des démarches entreprises auprès des autorités dites ''compétentes'' et restées à ce jour sans résultats. Un scandale.
Mon fils ne fut que légèrement blessé. Les blessures sont psychologiques et encore très profondes. Inutile de dire combien notre vie a basculé depuis. Rien n'est plus pareil. Après presque sept années épouvantables, j'ai réussi à faire, seul, le deuil de ma fille et j'ai la chance aujourd'hui de recevoir des signes (j'en ai reçu quelques-uns durant les années qui suivirent son décès), signes que je n'étais pas en état à l'époque de recevoir, d'accepter et d'interpréter.

Premier signe

Le premier signe de Johanna, et non des moindres, je l’ai reçu deux jours après son ‘’départ’’. Son corps fut exposé dans son cercueil à la maison, comme c’est la tradition dans mon île, afin de recevoir les condoléances et derniers ‘’hommages’’ de la famille et des proches. La dernière fois que j’avais eu la chance de voir ma fille, vivante, c’était trois jours auparavant car étant divorcés, sa maman et moi avions la garde partagée des enfants et depuis trois jours donc, ils étaient chez leur maman. Effondré par son ‘’départ’’, j’avais toutes les difficultés à faire le lien entre l’image de la merveilleuse petite fille, gaie et heureuse que j’avais vu trois jours auparavant et celle de cet Ange allongé dans ce cercueil que je ne pouvais toucher et que je ne regardais qu’au travers de la vitre de celui-ci. C’était encore plus dur.

Une amie, de mes voisines, que j’appellerais ‘’X’’se trouvait sur les lieux de l’accident, et me dit que ma fille n’était pas décédée sur le coup. ‘’X’’ me dit qu’elle avait comme l’impression que Johanna, luttait comme pour attendre l’arrivée de quelqu’un. Comme je n’étais pas sur place, j’ai pensé qu’elle était sans doute effrayée de ce qui se passait et scrutait peut-être tout simplement pour trouver le regard, peut-être rassurant, de sa maman ou de son frère qui étaient couchés non loin de là. J’ai tout de même eu cette pensée, peut-être égoïste, qu’elle ait pu chercher son papa avec lequel elle était si proche et si complice.

Des amies très dévouées de ma mère, s’étaient occupées de la ‘’préparation’’ de Johanna avant qu’elle ne soit installée dans son cercueil. Elles avaient fait la remarque que seul un de ces yeux était fermé, l’autre étant resté à demi ouvert. Ce que je pus constater quand elle fut exposée à la maison. Après avoir attendu le départ des nombreuses personnes qui étaient venues lui rendre un dernier hommage, je me suis approché du cercueil, et suis resté à la regarder et lui parler très longtemps. Puis exténué, je fini par aller m’allonger dans la chambre.

J’avais attaché à ma gourmette, la médaille qu’elle portait à son cou et qui m’avait été rendue la veille. Couché en ‘’chien de fusil’’, avec le bras qui portait la gourmette dans le vide, je continuais à lui parler intérieurement et lui demandais pourquoi elle ne m’avait pas attendu afin qu’elle puisse partir, dans mes bras en emportant avec elle tout l’amour que j’avais pour elle. Et coulaient de plus bel de mes yeux qui avaient déjà tant pleuré, des larmes. Je finis par lui dire que si au moins elle entendait ce que je lui disais, qu’elle me fasse un signe, juste un signe. J’étais conscient, malgré l’immense chagrin, que c’était là les paroles d’un père abattu.
C’est alors que le bracelet se mis à faire un tour complet de mon poignet….

Malgré le fait que j’étais tétanisé, je me trouvais alors dans un état d’émotion indescriptible. Je ne pu que la remercier du merveilleux ‘’cadeau’’ qu’elle venait de me faire.Le lendemain matin, je m’approchais de son cercueil, le cœur plein de la lumière qu’elle m’avait envoyée la veille. Ses deux yeux étaient fermés…..Chose, laquelle, médicalement ou cliniquement (je ne sais quel est le mot le plus adéquat) est impossible. Alors comment expliquer ce phénomène ? Le système de ‘’réfrigération’’ étant branché sur le secteur fonctionnait-il bien ? Et même si un disfonctionnement aurait pu entraîner un relâchement des chairs, celui-ci se serait opéré sur tout le corps, donc aurait été constaté, sans compter l’apparition d’une possible odeur…. Je vous laisse juges.

Bien d’autres signes se sont produits, mais il serait bien trop long d’en faire ici, le récit.

A la suite du décès de ma fille et afin de m'aider à comprendre, j'ai été amené à lire bon nombre d'ouvrages traitant de la vie après la vie mais sans que cela apaise ma douleur, et réponde à toutes mes questions.

Cependant, les derniers signes (récents), m'ont guidé de façon tout à fait incroyable et sans l'avoir cherché, vers un ouvrage qui était en ma possession depuis quelques années déjà et que j'avais acheté après le décès de Johanna (livre que j'avais égaré).

''Les morts nous parlent'' du Père François Brune. Livre que j'avais lu à l'époque, mais sans conviction, vu l'état de désespoir dans lequel je me trouvais.

Puis par un enchaînement de différents faits et évènements liés les uns aux autres, je fus également guidé vers d'autres ouvrages et sites internet, entre autres (les plus importants) pour les ouvrages :

- ''L'au-delà existe'' de Lino Sardos Albertini (éditions Filipacchi),

- ''Karine après la vie'' de Yvon et Maryvonne Dray, préfacé par Didier Van Cauwelaert (éditions Albin Michel)

Je décidais alors de tenter ''l'expérience'' (je n'aime pas trop ce mot) de l'écriture automatique et de la TCI pure, par le biais d'un dictaphone. J'ai obtenu personnellement des résultats assez rapidement ainsi que par l' intermédiaire d'une amie médium que je retrouvais (toujours guidé) après que nous nous soyons perdus de vue quelques années (hasard ?).
Je continue aujourd'hui ma pratique de la TCI (en toute humilité) mais souffre beaucoup du fait de ne pouvoir partager avec des personnes vivant les mêmes expériences dans mon environnement géographique. Je vis dans une région où parler des morts et de l'Au-delà est un sujet encore tabou et souvent ''réservé'' aux adeptes et pratiquants de la magie et de la sorcellerie.

J'espère que grâce à votre site, (entre autres sites et associations), et grâce aux personnes honnêtes et sincères qui témoignent de leurs expériences, de nombreux tabous tomberont et que les personnes sceptiques, attachées aux croyances ''les plus bassement terriennes'' ouvriront enfin leur esprit, leurs yeux, leurs oreilles et leur coeur. Malheureusement, il faut souvent passer par la perte d'un être cher pour commencer à comprendre.

Source de cet interview : Outre-vie


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laurie
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MessageSujet: Re: Quelques témoignages   Jeu 9 Oct - 3:31

Benoît
Le message de Marie



Le temps ne change rien à rien et je revis en permanence ses derniers jours, ses dernières heures. Je n'y peux rien. Je n'accepte pas, n'accepterai jamais ce drame, qui a privé ce merveilleux être humain d'un avenir brillant et lumineux, comme il l'est lui-même et pour l'éternité. Je ne crains pas la mort désormais, qui sera un cadeau, un soulagement, puisque je suis sûre qu'il m'attend et qu'il sera près de moi, comme il l'est chaque jour, les signes qu'il m'envoie me le prouvent si besoin était. Je sais bien que - hélàs ! - des milliers de mères dans le monde vivent les affres de cette douleur sans fond, sans fin. Quand on me dit cela, je suis irritée et réponds toujours que le malheur des autres ne peut en aucun cas soulager le mien, au contraire. Comment peut-on croire que cet argument servirait un tant soit peu à relativiser ma douleur ? Je pense que ces mots, qui se veulent de consolation, ne sont que conventionnels et vides de sens, pour ceux qui les prononcent, leur seule excuse étant qu'ils croient bien faire et surtout qu'ils ne savent pas de quoi ils parlent (et c'est tant mieux pour eux !!).

Le témoignage

Le mercredi soir précédant le départ pour l'au-delà de mon adoré, (la nuit du samedi 1er au dimanche 2 juillet 2000), alors que nous étions en train de dîner tous les deux (nous vivions ensemble depuis mon divorce), j'ai eu soudain le pressentiment qu'il allait lui arriver malheur.

J'ignore d'où cela m'est venu, mais j'ai ressenti un grand froid et une souffrance immense, comme si j'allais m'effondrer, et j'ai très nettement ressenti qu'il allait partir ! Je ne saurais trop dire comment cela s'est produit.

Toutefois, c'est la huitième fois que ce phénomène se produit : je ressens à chaque fois le départ prochain de la personne qui est devant moi. Pour mon Benoît, cela a été comme une évidence et très violent, vous vous en doutez. J'étais en état de malaise profond. Je le regardais sans pouvoir me détacher de son profil. Il m'a également regardé et j'ai eu l'impression très nette qu'il ressentait quelque chose d'analogue ! Nous sommes des personnes pudiques et n'avons rien dit ni l'un ni l'autre ; nous avons essayé de parler d'autre chose, mais difficilement. Ce soir-là, nous sommes restés très près l'un de l'autre, ce qui arrivait peu souvent, pour regarder la télé, et nous nous observions à la dérobée, infiniment tristes.

C'était très dur ! !

Il devait rejoindre ses copains à Angoulême le vendredi après-midi.

J'étais invitée par mes élèves au repas de fin d'année (avec lesquels il se trouvait la veille au soir !) et je lui ai donc dit au revoir vers midi ce jour-là, dans le couloir. Je n'arrivais pas à partir et lui non plus. Nous nous parlions de choses et d'autres. Je l'ai finalement embrassé très fort. Il m'a prise dans ses bras et m'a serrée très fort.

J'avais affreusement peur et ne voulais pas le montrer. Je lui ai dit « surtout sois très prudent et n'oublie pas que je t'aime » Il m'a répondu, « moi aussi je t'aime, maman ». Je suis partie à contrecoeur, avec l'envie violente de revenir chez nous.

Dans la nuit du samedi au dimanche, je n'ai pas réussi à dormir et suis restée sur le divan jusqu'à 4h du matin, de plus en plus angoissée, angoisse liée à Benoît, mais que je ne parvenais pas à définir clairement. A 4h15, j'ai décidé de me coucher et me suis endormie aussitôt. A 5h exactement, j'ai très nettement entendu Benoît crier « Maman ! ! » très fort. Je me suis réveillée en sursaut en l'appelant, affolée. Il n'était pas dans sa chambre, bien sûr. J'ai pris le téléphone mobile près de moi et je suis restée inerte, glacée, avec une sensation de chagrin sans fond, à chaque instant plus fort. Cela m'écrasait de façon indicible. J'ai prié intensément pour lui et , soudain, me suis rendormie brutalement. Il devait être 5h15 environ. Le téléphone a sonné à 7h30. Mon ex-mari m'a fait comprendre ce qui s'était produit et je suis partie à Angoulême, comme une folle...

Après la cérémonie, je suis rentrée à Niort où nous habitions à ce moment-là et, aussitôt arrivée, j'ai constaté qu'un bibelot d'ambre, offert par Benoît pour la Fête des Mères précédente, ( un gros effort financier pour lui bien sûr!) n'était plus à sa place sur la table, mais un peu plus loin et incliné anormalement. Ce bibelot représente un oeuf d'ambre posé sur un socle spécial et il était dans un angle précis de la table du salon, afin que le soleil se reflète sur lui et révèle les inclusions qu'il contient. Mon fils savait que j'admirais cet objet depuis longtemps et me l'avait offert ; nous l'admirions tous les jours et nous l'aimions vraiment beaucoup. Je suis sûre, absolument sûre qu'il n'avait pas été dérangé entre le mercredi soir et le dimanche matin ! Je l'ai replacé et me suis allongée sur le canapé. J'étais épuisée et ai somnolé un moment. Un bruit léger, un froissement régulier m'a réveillée. J'ai regardé autour de moi et j'ai vu arriver un lustre rond, très léger, en papier japonais, que j'avais coincé entre mon lit et mon armoire, afin que, agacée par sa présence qui me gênait chaque soir et chaque matin, je me décide enfin à aller chercher l'escabeau à la cave pour le remettre en place dans la salle de bains, ce que j'oubliais toujours de faire !. Cela amusait beaucoup mon fils qui se moquait de moi et me disait que le meilleur endroit pour qu'il m'agace encore davantage serait le milieu du salon .Et c'est là qu'il est arrivé, tout seul, ce qui signifie qu'il a fallu qu'il se décoince (impossible, il était bloqué entre la couette et l'armoire !), qu'il sorte de ma chambre, qu'il bifurque deux fois pour traverser le couloir et atteindre le salon où ... il se dandinait sur place ! J'étais ébahie et j'ai senti fortement la présence de Benoît. J'ai fini par penser que c'était lui qui l'avait déplacé jusque là, comme insgine de sa présence, un appel . A ce moment précis il a cessé de bouger ! Tout était fermé chez moi et il n'y avait aucun courant d'air... Quelques jours plus tard, vers 7h30, j'ai été réveillée par la voix de mon fils qui m'appelait. Je l'ai très clairement entendu dire deux fois « Maman ! », comme quand on insiste pour avoir une réponse. Je me suis assise au bord du lit et j'ai dit « Benoît ? C'est toi mon chéri ? ? » J'étais complètement réveillée. Il m'a répondu « Oui, c'est moi. Au revoir maman » . C'était très net et pas dans ma tête.. J'ai senti qu'il était dans le couloir et m'y suis précipitée. Là, nous avions accroché une petite clochette qui « chantait » quand nous ouvrions et fermions la porte.

Elle s'est mise à chanter un court instant, bien que la porte soit fermée. Je ne comprends pas ce qui a pu se passer, mais je suis sûre, absolument sûre, que mon fils m'a envoyé des messages, des signes.

Depuis, il arrive que j'entende presque quotidiennement des craquements discrets mais très nets, près de moi, dans l'appartement, ce qui n'était jamais arrivé auparavant. Cela se produit quand je pense à lui en regardant l'une de ses photos accrochées aux murs. Je lui dis alors combien je l'aime et cela s'arrête.

J'ai en outre trouvé, durant les 3 permières années, très régulièrement, de minuscules billes couleur d'ambre, comme un rappel de son dernier cadeau, à des endroits innatendus, même après avoir fait le ménage. Il est même arrivé une fois qu'une de ces billes apparaîsse spontanément, et se pose sans rouler (surprenant pour une bille !) après un bruit de "clac", juste entre mes mains, alors que je posais un paquet de cigarettes sur le plateau du meuble de la cuisine. Je suis absolument certaine qu'il n'y avait rien auparavant. Un autre fois, son amie se trouvait dans mon appartement et nous parlions de Benoît, chacune à la porte de nos chambres respectives et nous avons - en même temps exactement -, poussé un cri : il y avait, à nos pieds, une petite bille pour chacune de nous !! Son amie me disait par ailleurs qu'il arrivait certains soirs à son chat de se redresser, de miauler, inquiet, et de regarder dans une certaine direction, comme s'il suivait quelque chose du regard, puis il venait se réfugier près d'elle et se calmait.
Benoît faisait des études de psycho-socio et il lui arrivait de me parler de la mort et de me demander si je croyais en l'au-delà. Je répondais que j'étais tentée de le croire, bien que n'en sachant rien. Il y croyait, il pensait qu'il y avait autre « chose », après ! Je suis convaincue qu'il a voulu me dire que c'était vrai, mais je me demande également s'il ne souhaiterait pas que nous établissions un contact, ce
que je voudrais de toutes mes forces. J'ai souvent l'impression très nette qu'il cherche à me contacter je ne sais pas quoi faire, ce qui me désespère !

J'ai parfois des prémonitions fortes, mais que je ne sais pas les interpréter, ce qui sème la confusion dans mon esprit pourtant plutôt prosaïque. Depuis que je reçois des messages en TCI, je cherche désespérement à m'assurer que c'est lui qui me les envoie, sans succès à ce jour, hélàs, car, malgré mes demandes, il ne s'identifie pas comme étant Benoît, annonçant juste q"u'il est mon fils"..

Je dois préciser que Benoît était un garçon heureux, qui venait de rencontrer une jeune fille dont il était très épris et avec laquelle il avait rendez-vous le dimanche soir. Mon fils et moi étions très proches, très liés l'un à l'autre. Je dirais que nous avions une relation d'osmose exceptionnelle. Il connaissait mes élèves, avec qui il sortait parfois, mes collègues, et tous étaient étonnés de la qualité et de la
force de notre lien. Je vis seule et il avait choisi de vivre avec moi ; nous avions organisé une vie heureuse, très plaisante et gaie. Il avait beaucoup d'humour et me taquinait sans arrêt. Sa présence faisait ma joie quotidienne et nous nous entendions merveilleusement bien !. Nous sortions fréquemment au restaurant, au cinéma, en semaine, et il rejoignait ses copains et son amie à Angoulême, chaque week-end, allant parfois dormir chez son père qui habite près de la ville. Nous allions ensemble en voyage, que ce soit au Tibet ou en Tunisie, ou encore à Paris... Nous étions toujours ensemble et heureux. Son accident, selon le témoin qui suivait sa voiture, est sûrement lié à un moment d'assoupissement. Il a eu lieu entre 5h moins 5 et 5h du matin ! !

Malgré l'immense espoir que ce soit lui qui me contacte par la TCI, malgré les coups qui continuent ici, dans mon nouveau logement, et le bonheur que j'en reçois, ma souffrance est intacte. Seul mon espoir de le rejoindre, à mon heure, me permet de supporter l'insupportable.

Voilà l'historique complet de ce qui s'est passé, dans le détail. Si cela peut aider, soutenir, rassurer les parents qui, comme moi, souffrent de l'irréparable perte de leur enfant, je suis prête désormais à aider.

Je vous remercie encore et à bientôt.
Marie


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laurie
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MessageSujet: Re: Quelques témoignages   Jeu 9 Oct - 3:33

La dernière leçon de vie
Voici la dernière leçon de vie de Lohengrïn
.



Parce qu'il était une fois un jeune homme, avec un gros cœur, un trop gros cœur pour sa poitrine, nous ses parents, amis, soignants, avions peur qu'il ne puisse vivre ainsi. On a donc fait des prouesses et on lui a réduit son cœur. Mais voilà, on ne savait pas que ce surplus avait une fonction, et qu'en réduisant cette masse, son amour n'aurait plus suffisamment de place. Alors, tandis que tous nous nous réjouissions … Le cœur a explosé.

La lettre de Lohen ( mars 2006)

Lohen voulait écrire ce texte pour remercier tous ceux qui d'une façon où d'une autre, l'avaient accompagné durant cette opération. Il avait été surpris, touché et extrêmement reconnaissant de la synergie de toutes les personnes qui l'avaient suivi directement ou indirectement tout au long de cette épreuve. Je sais qu'après cette première partie plus descriptive de l'intervention, il voulait aborder un questionnement plus intime, sur le sens de la vie et de la mort. Mais voilà, une fois de plus il est allé trop vite … Ou peut- être voulait- il que nous nous posions nous- même les questions et fassions notre propre cheminement … ?

Vous pouvez lire le texte tout simple de vie que nous a laissé notre fils.

Lire la lettre de Lohen

Nous faisons maintenant passer ce texte à tous ceux qui ont envie de le lire et nous invitons ceux qui le souhaitent à l'enrichir avec de nouveaux messages ou de nouveaux points de vue.

De temps a autres nous ferons circuler les témoignages et les cheminements des uns et des autres en y ajoutant ce que nous aurons pu vivre nous-mêmes.

Ceci sera notre façon de garder en nous l'énergie de Lohen.
Ceci sera notre façon de prouver que de la mort peut naître de la vie.

Lohen était la vie, il est mort en dansant le 26 Novembre 2005 à Nantes.

Depuis nous avons encore affiné et complété des faits et nos réflexions sur le sens et les conditions de sa mort, et tout ces "hasards" qui l'entoure. Je continue bien entendu à cheminer parce qu'il me manque beaucoup de clés. Mais je reste persuadée que tout cela à un sens, et sans "hystérie" je cherche à avoir des échanges d'informations.
Facile à dire quand quelqu'un est mort, mais déjà, de son vivant on le disait ! " Lohen est le fils que tout le monde rêvait d'avoir " et nous étions si fiers d'être ses parents !
Mais nous savions partager, parce que nous savions qu'il ne nous appartenait pas.

Partout où il passait, il tissait des liens. Je riais de " ces familles d'accueil " qu'il se créait ici et là. . J'avais l'impression qu'il s'étayait de filins pour ne pas s'échapper pas trop vite……

Il était toujours à l'aise, s'adaptait à tous les âges. Mais il ne voulait pas non plus envahir, il savait que son excès de vitalité prenait de la place, c'est pour cela qu'il ne restait jamais longtemps. Mais nous étions tous sous le charme. Alors quand il passait c'était un petit bout de bonheur … jusqu'à la prochaine fois.

Drôle, plein d'allant, on l'avait surnommé " 10 projets à la seconde ". Sa maturité était aussi impressionnante que ses farces de gamins.

Les actions SFR et Internet ont dû chuter depuis son départ ! Ses réseaux de proches augmentaient d'une façon impressionnante au fil des rencontres. Il encourageait, consolait, stimulait, faisait rire ou sourire, quelquefois même moralisait un peu. Et je me demandais comment il trouvait le temps d'être aussi présent avec tous. Il est vrai que ses insomnies aidant, il avait une bonne partie de la nuit pour s'occuper de tous les messages qu'il devait envoyer !
Son ami Tom a un autre point de vue, il dit qu'il cultivait ses nombreux amis, pour ne pas trop les épuiser d'un coup ! Toutes les 20 minutes, vite il devait changer de compagnie ! Parce que déjà, on ne pouvait plus le suivre !
D'une grande sensibilité il était sans cesse en questionnement. Il me téléphonait souvent plusieurs fois par jours, pour une question ou une réflexion sur la vie, une nouvelle idée, ou juste pour rire, mais aussi s'inquiéter de nous, de nos projets, ou de quelqu'un qu'il savait en souffrance.

Depuis toujours l'école n'avait jamais été son point fort, il la parcourait comme une contrée étrangère. A l'époque nous nous inquiétions d'ailleurs plus de son cerveau que de son cœur !

Pourtant il arrivait encore à charmer les professeurs … pas tous … Et beaucoup ont pleuré…. . Il s'en est peut-être étonné ! …

Nous nous sommes rappelés avec Elodie de cette enseignante qui appelait quelquefois le matin à la maison pour motiver Lohen à se rendre à l'école. Ce n'était pourtant pas son meilleur élève ! Mais voilà, comme elle disait de ce " chenapan " : " il vendrait un congélateur à un esquimau ! ".
Oui sa force de persuasion était grande et, il faut le dire, il affectionnait la " tchatche ".

Dans le cadre de notre entreprise, il aimait faire son " apparition " au cours d'un Salon ou à l'atelier et s'amusait alors à jouer au super " commercial "domaine dans lequel il excellait. Son père lui avait insufflé sa passion du 4X4 et il arrivait malgré son jeune âge à vendre, tellement il réussissait à captiver et enthousiasmer les éventuels acquéreurs !

Il aimait également se rendre à l'atelier et discuter avec les employés des problèmes techniques, des projets. Nous avons su, après son départ, qu'il souhaitait, après avoir passé quelque temps à vagabonder, s'engager plus sérieusement dans l'entreprise.

Parce que dès qu'il décidait apprendre, il devenait performant.

Parce que dès qu'il se lançait dans une nouvelle passion, il excellait.

Têtu, impatient, quelquefois autoritaire, il avait le défaut de ses qualités. Il en avait d'ailleurs conscience et lorsqu'il savait qu'il était allé plus loin qu'il ne l'aurait souhaité, il n'hésitait pas à s'excuser.

Avec Jacques nous avons bien essayé de nous rappeler une seule dispute avec lui. Incroyable, mais nous n'en avons eu aucune ! Des discussions, des divergences de point de vue, de l'irritation mais jamais de rupture, même passagère.
Petit, il a bien reçu quelques réprimandes, mais bien souvent il s'auto punissait lui-même ! Pour presque rien d'ailleurs, ce qui avait le don de m'énerver. La pire de ses sanctions étant de se priver lui-même de pizzas ..!
Moi qui ai toujours prôné haut et fort la crise d'adolescence, pour aider à la séparation normale, entre enfants et parents, ce dont nos filles ne se sont pas privées et à juste titre, lui ne l'a pas faite. Il est parti de la maison, pour accomplir ce qu'il avait à faire, mais sans heurt, toujours avec le souci de garder un lien privilégié avec nous.

Par jeu, il aimait tant les défis ! Est- ce la mort ou la vie son dernier défi ? A-t-il gagné ou perdu ?

Nous savions que nous ne pourrions jamais le retenir, et nous le respections. Parce qu'à l'envers de cette face de lumière, il était aussi pétri d'angoisses existentielles qui le minaient. Confronté à ces forces morbides qui le pétrifiaient littéralement à certains moments, il devait lutter avec toute sa vitalité. Est cela qui a brûlé si fort sa vie ?
Est-ce l'ombre ou la lumière, qui aura été la gagnante ?
Cela fait une quinzaine de jours qu'il est mort. La vie est depuis une parenthèse.

Portés par tout l'amour qu'il dégageait, avec tous ses proches nous l'avons honoré d'un départ à son image.
Nous avons réinventé et vraiment compris certains symboles religieux, alors que très souvent aujourd'hui, ils ne sont plus que des reliquats de traditions vidées de leur sens. . Beaucoup de nous avons employé les mots " d'état de grâce, de communion ", même si la plupart étaient sans religion..

Je sais qu'il a aimé.
Des pleurs bien entendu, mais beaucoup de joie et tant d'amour.

Je sais qu'il a souri.
Nous sommes tous sortis grandis de cette expérience, avec plein de questions sur cette force mystérieuse qui s'est dégagée lors de cette période.

Déjà plusieurs amis m'ont contactée pour me dire que dès leur retour, portés par cet élan, ils avaient renoué des contacts avec les uns, s'étaient réconciliés avec les autres, ou bien tout simplement qu'ils vivaient dans une autre sphère et qu'ils avaient des difficultés à réintégrer le quotidien.
Je sais que cela l'a touché.

Cela ne suffit bien sûr pas à apaiser notre peine. Les souvenirs heureux sont à la hauteur de la douleur de tout ce que nous ne connaîtrons plus ensemble.
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laurie
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MessageSujet: Re: Quelques témoignages   Jeu 9 Oct - 3:35

Suite du message de Lohengrïn


Et puis tant de questions sur le rôle ou le sens de la mort, encore plus pour un jeune être de sa nature.
Et puis tout ces questionnements qui se bousculent dans ma tête ;

Sa façon, ces derniers temps, presque hystérique de vouloir vivre, alors qu'on lui demandait de se calmer pour laisser le temps à son cœur de retrouver un rythme " normal ".
Sa volonté de traverser la France en long en large et en travers juste pour rencontrer l'un ou l'autre, faire une ballade, une photo, lancer un nouveau défi.

Un de ses amis me racontait leur dernière promenade dans ce Vercors qu'il aimait tant. Alors que le groupe tirait la langue, lui, trouvant l'allure trop relâchée, s'amusait à faire la course avec le chien, et bien entendu il gagnait ! Il était le roi du " chiche que … "

Et cette envie soudain insatiable de danser, partout où il allait !

Et puis ces derniers jours où il remonte de Montpellier sur Valence, Lyon, Chalon, Paris, Nantes, et rencontre à chaque fois un maximum de ses amis, comme s'il voulait lancer un dernier coup de chapeau.

Son impressionnant trousseau de clés qu'il portait autour du cou pour ne pas les perdre (double compris !..) qu'il abandonne en passant chez Isabelle, en lui lançant en riant, je vous laisse tout … maison et voiture …

Et Tom dans les bras de qui il va mourir en dansant, lui qui l'avait déjà recueilli lors de son premier malaise cardiaque à 8 ans, alors qu'on ignorait encore son anomalie ?
Et ce texte qu'il décide d'écrire récemment, et qu'il complète dès qu'il trouve du temps libre. Il me dit qu'il doit faire vite, parce qu'il a peur d'oublier …

Je ne trouvais pas le titre très approprié, mais je le laisse faire, et c'est vrai c'est lui qui avait raison, il s'agit bien de " à la mémoire de …".

Et puis lui qui ressemblait tant à mon père qu'il n'avait pas connu. Mon père mort, quand ma mère avait 50 ans, lui mort alors que j'ai le même âge ! Histoire de lignée familiale ?
Et puis une foule de détails qui remontent !
….. Jacques qui photographie mentalement Lohen tout habillé de noir lors de son dernier passage trois jours plus tôt, Zelda qui rêve de sa mort deux nuits seulement avant et Patrick qui parle avec lui de crémation .... La veille ! …. Mes angoisses la nuit et puis ces derniers temps, mes fréquentes images avec lui tout bébé dans mes bras … et cette autre encore…….il y a si longtemps…..Lohen avait dix ans et il me disait très gravement… " Dommage que tu verras jamais mes enfants " ….et moi je riais pensant qu'il me croyait si vieille et donc incapable de vivre encore ces années -là …..Ou encore, ce tout dernier film que j'ai vu quelques jours avant sa mort " le dernier trappeur ". Il est dit " qu'un animal qui meurt permet à 4 ou 5 autres de vivre " et moi je m'interrogeais sans cesse " et un homme qui meurt, alors combien d'hommes peut il aider à survivre? "
.Des hasards, des prémonitions ? Est-ce le " pas de chance ", l'imprudence, ou son destin était- il écrit ? L'avait- il choisi inconsciemment ou du moins dans une conscience autre ?
…et puis ces dates qui se répètent, inexorables, à quatorze années d'intervalle !

-première opération…..le 18juin 1991.
-deuxième opération….le 16juin 2005.

Mais ce n'est pas fini…….tout juste après sa première intervention, il nous fera une frayeur….un caillot de sang a été détecté et nécessite d'urgence une hospitalisation ! tous s'en souviendront à l'hôpital car nous n'hésiterons pas à fêter l'avent dans sa chambre et à embaumer les couloirs avec nos branches de sapin….lohen trépignait d'impatience, comme toujours mais d'autant plus qu'il n'aurait, pour rien au monde, voulu manquer Noël !!!!

Et ce même mois……à nouveau ……à quelques jours de noël !!!!

" Mon Lohengrïn "……lorsque tu étais encore dans mon ventre, déjà ton prénom s'était imposé " !je le trouvais si merveilleux !un prénom de conte de fée et toi, tu serais mon petit prince ! J'appris par la suite que tu étais " fils de Perceval " ! La quête du Graal ! C'était grandiose !…..mais j'ai fini par connaître ta véritable histoire : lohengrïn, descendu sur terre par amour ……pour accomplir sa mission, très vite avait du rejoindre son palais céleste…tiré par quatre cygnes majestueux !et alors, j'ai eu peur ! Depuis bien des " signes " ont confirmé ….ton destin…….si beau …mais si tragique et arrêté en pleine course……pour retrouver ce même palais du Ciel !

Il y a environ 2 ans Lohen nous fait rencontrer Isabelle, il y a des années qu'il nous en parle. C'est la mère de son amie Elodie, qui s'acharne depuis plus de 10 ans contre les cancers qui la rongent. Moi qui aie toujours craint la mort, je créé un véritable lien avec Isabelle, nous ne nous connaissons pas suffisamment pour que mon émotionnel interfère de trop et je peux l'accompagner plus sereinement dans son départ au fil de ces 2 années. En Février je dois me rendre au Mexique pour un mariage. Moi qui avais très envie de partir, je n'arrive plus à me décider. Alors que j'ai l'habitude de prendre mes décisions à l'emporte pièce, je me sens retenue. Je ne suis soulagée que lorsque j'arrive à dire non.
Pendant la période ou j'étais censée être absente, Isabelle s'éteint. Je sais pourquoi je ne pouvais pas partir.
Je vais préparer avec Elodie les obsèques, qui vont se dérouler au crématorium de Valence. Je dis aux enfants que le lieu est beau, ils pourront m'y amener … Je ne savais pas que quelques mois plus tard, cela serait au tour de mon fils d'être à la place d'honneur.

Nous gardons l'urne d'Isabelle à la maison, ses enfants n'ont pas encore le courage de prendre ces cendres. Au début l'idée de savoir mon amie dans ce petit pot, m'effraie. Et puis petit à petit j'apprivoise ce récipient, je lui parle, je plaisante même. A peine un mois avant le décès de Lohen, Elodie décide de reprendre les cendres de sa mère.

Je ne savais pas que c'était pour laisser la place à celles de mon fils.

Merci Lohen de m'avoir permis d'accompagner Isabelle, merci Isabelle de m'avoir aidée à vivre dignement le départ d'un être aimé. Sans la préparation que tu m'as permise de t'offrir, je n'aurais jamais su, je n'aurais jamais pu.

Charlotte et Gérard ont rêvé de lui : il était enfin apaisé, il disait qu'il était bien. Délire, projection ou perception ?
Le lendemain de la mort de Lohen, Maurice trouve allongé sur l'herbe, un des jeunes bouleaux de son jardin. Il fait 3 ou 4M de haut. Il n'y a pas eu de vent pendant la nuit, l'arbre était apparemment sain.

Il est ému par cet arbre encore frémissant de vie, couché ainsi sur le sol. Quand il verra Lohen, sur son lit de mort, il ne peut résister au parallèle.

Dans certains courant, le bouleau est considéré comme l'arbre de Vénus, l'arbre de l'Amour...

Le manque me donne la nausée. Il est tellement ancré en moi, que je ne réalise toujours pas que je ne le reverrai plus. Est-ce son imprégnation, est-ce parce qu'il est toujours présent autour de nous ?

Mais nous savons aussi que nous n'avons pas le droit de nous laisser aller. Nous avons toujours appris à notre fils à vivre pleinement sa vie, malgré son handicap, que d'ailleurs personne ne pouvait deviner.

Nous n'avons aucune raison de ne pas continuer ce que nous lui avons enseigné, même si maintenant nous aussi, sommes handicapés du cœur.

Alors nous voulons continuer à cheminer. Nous voulons chercher à comprendre tout ce que cela veut dire.

Voilà on ne veut pas se contenter de jouer les parents éplorés, nous avons des choses à découvrir à donner.
Et puis il y a nos deux filles chéries, et puis il y a aussi tous nos amis.

Une dernière image avant de vous quitter……
Isabelle a offert à Lohen un oignon de jacinthe, que nous avons posé dans le bureau de Jacques sur un petit meuble, entre la fenêtre et le pot où reposent ses cendres.
La fleur s'est bien développée, et comme toute fleur elle aurait dû se pencher, on peut bien l'imaginer, vers la lumière. Or ce n'est pas du coté de la fenêtre qu'elle s'est tournée … mais bien vers le pot de terre…..
J'ai interrogé un horticulteur, passionné par la vie des fleurs et les arbres. Il m'affirme qu'aucune raison, ne peut expliquer ce phénomène. La fleur ne peut qu'être attirée par la lumière. Eventuellement elle pourrait manquer d'eau, mais ce ne fut pas le cas puisqu'elle mit près de 2 mois à défleurir, ce qu'elle fit en se couchant sur le vase de cendre...Une amie comparait ce phénomène à l'homéopathie. La fleur, pense- t-elle, avait été attirée par les forces de vie contenues en dose infinitésimale dans les cendres...


Ecrire aux parents de Lohen ccmondor@wanadoo.fr

Source : OUTRE-VIE


Dernière édition par laurie le Mer 27 Jan - 8:09, édité 1 fois
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